L’ombre d’une main ou la maison possédée

Les lieux aussi…

Claire se plaignait d’un sentiment de dépossession. Les choses qui échappent petit à petit.

Objectivement, diffficile pour elle de nommer le problème.

Elle avait un travail, pas vraiment de difficulté dans sa vie si ce n’est le sentiment d’arriver de moins en moins en s’en saisir.

Et les choses qui font comme une boule de neige.

D’abord le courrier, de plus en plus difficile à ouvrir. Du retard qui s’accumule ensuite, administratif, professionnel, personnel.

Et l’impression de ne pas y arriver sans comprendre pourquoi,

De toujours « lutter et évoluer comme dans une mélasse ».

Lorsqu’elle m’a dit cela, j’ai eu la puce à l’oreille.

C’était en soirée, je ne connaissais pas Claire, nous avons juste discuté et très vite elle a commencée à se confier. Cela arrive souvent.

Lorsqu’elle m’a parlé de ce sentiment de mélasse, de l’impression d’une substance autour d’elle en permanence, j’ai eu le fash de son salon.

J’ai vu de manière très oppressante une main sortir d’un des murs, se refermer sur l’ensemble de la pièce et dans le mouvement récupérer la substance des choses.

Un peu plus à chaque fois qu’elle se refermait.

Objets, meubles, personnes, plantes.

– Arrives-tu à garder tes plantes ? lui ai-je demandé

Elle garda un instant le silence avant de me répondre pensivement que non, elles mourraient toutes.

– Est-ce que tu as des problèmes de moisissures chez toi ?

Elle me répondit que non, mais qu’elle était obligée de chauffer beaucoup son salon et de l’aérer aussi car elle avait l’impression qu’il était très humide.

Nous avons continué de parler, et l’image de la main me revenait fréquemment à l’esprit en me donnant des frissons le long du dos.

Comme elle a cru que je m’y connaissais en bâtiment et travaux elle m’a proposé de venir jeter un coup d’œil. Pour l’instant rien d’ésotrique, pas de fantôme, d’esprit, d’énergie, d’entité ou de déséquilibre.

Juste les choses qui se combinaient bien, le lendemain c’était dimanche et j’étais libre pour un café dans l’après-midi.

Le dimanche je me présente à sa porte avec 4 gâteaux. Rien de bien suspect jusque là.

La porte s’ouvrit et je reçus un choc malveillant, une impression d’odeur fétide, d’étouffement, d’hostilité et de malveillance.

Bordel !!

Bon ok…

Claire sur le pas de la porte : « tu rentres ? »

Oui oui…

Ok cela se confirme.

J’ai trouvé le salon tout de suite, l’impression oppressante en irradiait et y était la plus forte.

Mais bon sang, pensais-je, comment tu as fait pour y vivre aussi longtemps ?

Elle y avait emménagé il a un peu plus de 12 mois me dit-elle lorsque je la questionnais.

Dans la pièce, l’oppression était forte, Claire ne le vivait pas sur l’instant aussi violemment que moi mais elle en ressentait les effet et à la longue cela l’affectait.

Les tapisseries sont d’origine ? Elle répondit que oui.

Elle fut d’accord pour que j’en décolle un bout en bas, juste un cm me permit de voir les tâches noires de moisissures.

Ecoute, il faut assainir ta pièce.

Viens allons faire un tour sur ta terrasse.

L’air extérieur nous fit le plus grand bien.

Tasses de café fumant et gâteaux, nous discutâmes et je fus bien obligé de lui dire, en termes choisis, les problèmes que j’avais ressentis.

C’est là le plus difficile : comment ne pas foutre une frayeur du feu de Dieu à la personne à qui on va raconter qu’un agglomérat énergétique lui pourrit les murs, le reste de sa maison et sa vie ?

C’est chez elle et s’il n’y a pas de danger immédiat, il n’y a aucune raison de lui faire peur et de l’empêcher de vivre.

Bon, écoute lui dis-je, le plus simple c’est d’être pragmatique. Tes murs sont pourris. Donc la première chose à faire c’est de refaire ta pièce, virer la tapisserie, gratter les plâtres et traiter les problèmes de moisissure avec de l’eau de javel. T’inquiète pas, ça marche mieux que l’eau bénite quand il y a de la moisissure et des champignons.

Ensuite on refait le niveau nécessaire de plâtre, on enduit et une finition à la chaux : c’est plus sain, joli et cela s’accomode très bien des défauts de surface. Et surtout tu laisses tomber la tapisserie c’est de la merde !

Elle semblait abasourdie du chantier…

T’inquiète tu vas voir c’est plus simple que cela en a l’air.

Si tu trouves que c’est compliqué et insurmontable c’est parce que tu éprouve la résistance que te communique ce truc, ces mauvaises énergies. Cela ne vient pas de toi, mets le toi bien dans le crâne. Ne t’inquiète pas non plus, ça ne te coûtera pas grand chose, 15 ou 30 € de plâtre, et autant d’enduit, de chaux, de petites bricoles et je te prête les outils. Le reste c’est de l’huile de coude et l’affaire de deux week-end.

Qui peut venir t’aider ?

Elle m’évoqua son frère, des couples d’amis.

Appelles les, tout de suite.

« Mais… »

Il n’y a pas de « Mais » tu les appelles tout de suite.

Et c’est ce qu’elle fit. A sa grande surprise tous furent partants. Et comme je lui mettais la pression en lui faisant des grands gestes pendant qu’elle parlait, elle proposa même la semaine prochaine. Et il furent d’accord !

Ok, tu vois ? C’est simple.

Maintenant, donne moi du sel, des feuilles de papiers et des feutres stp, on va un peu soulager ton salon et le rendre respirable.

Une de mes façons de procéder et d’utiliser les « medias d’imprégnation ».

Je décide que les choses sont ce que je décrète et je le représente à l’aide de quelques symboles.

On peut aussi recourir à des amulettes, des objets ou des produits.

Je ne m’en sers pas sous cette forme.

Je n’ai même pas besoin de papier en fait. Voir et visualiser est généralement très amplement suffisant.

L’avantage du papier c’est que c’est visible (c’est tout bête), Claire (ou n’importe qui d’autre dans cette situation) est alors aussi capable de visualiser que quelque chose est en place et alors participer en lui donnant aussi la valeur nécessaire. Le symbole devient partagé car il est matérialisé. Mais je pourrai en réalité me contenter de simples gestes ou de visualisations sans manifestations extérieures…

Sauf que Claire étant en situation de faiblesse, elle risque d’oublier et d’offrir une voie dérobée au phénomène pour qu’il reprenne son action. C’est un peu l’histoire de la pour le de l’œuf.

L’objet matériel est visible, c’est le gros avantage.

Quelques symboles plus tard (et un peu de saupoudrage de sel) 3 feuilles dessinées à la main, je me retrouve devant son mur.

Ok…

Salut toi…

Non, on est pas copain, donc ça sert à rien de faire le méchant, tu vas te barrer et en attendant tu vas remettre tes menottes dans tes poches, pensais-je alors que je punaisais les feuilles au mur selon une forme de triangle que je jugeais la plus pertinente.

Aussitôt la dernière feuille posée, je me suis senti soulagé…

Claire viens voir ! criai-je

Elle arriva dans le salon, regarda sa nouvelle déco.

« Ok t’aurais préféré du Picasso ? »

Ma remarque la fit rire.

La semaine prochaine, dis je à voix haute, le mur est retapé et tu vas voir cela va faire du bien à toute la maison.

Dès ces paroles prononcées j’ai ressenti comme un frissonnement, une vibration timide, intéressée et porteuse de contentement me venir de très loin… depuis les pièces autour, les murs, les fondations, la toiture… Je devais faire cette annonce comme une bonne nouvelle à communiquer à toute la maisonnée. Les maisons sont vivantes et par principe elles sont vos amies bienveillantes. N’oubliez pas de prendre soins de vos amies.

Les deux semaines suivantes, je fis à chaque fois un saut pour le démarrage du chantier.

Les lieux malveillants ont du mal à lutter lorsqu’il fait jour et lorsque les humains sont en nombre et plein d’une innocence joyeuse. Les bons casse-croûte sont aussi d’une aide très précieuse !

Dès les premières lais de tapisseries arrachées et la surface du plâtre grattée, j’ai senti que le problème disparaissait. Bon mes petits symboles avaient aussi agit pendant une semaine…

Très important en conclusion :

Le problème de Claire a été résolu et elle a retrouvé sa vitalité.

Mais surtout, elle avait aussi entamé avant notre bricolage, une thérapie avec un psy. Elle en ressentait le besoin car elle se sentait très mal. Thérapie qu’elle avait évidemment du mal à suivre sérieusement en allant régulièrement à ses RdV.

Il est capital de poursuivre aussi ce genre de démarche.

Peut-être qu’elle n’aurait pas été déprimée si ce déséquilibre énergétique ne lui avait pas pourri la vie, mais la dépression installée il est important de la soigner.

Si j’ai pu chasser l’entité de chez elle, faire en sorte que sa maison vibre positivement de nouveau, la réappropriation de soi passe aussi par toutes les démarches positives annexes. Voir un psy compétent est très positif et même indispensable lorsque la dépression est installée.

C’est une dynamique vertueuse qui s’enclenche alors : se réinstaller dans sa vie en se la réappropriant.

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