Présence menaçante au pied du lit et intervention a point nommé de la chatte de la maison, souvenir d’enfance

Je ne me souviens plus de l’âge que j’avais lorsque j’ai eu cette expérience.

J’étais petit, je devais avoir 5 ou 6 ans. Je dormais seul dans ma chambre, ne la partageant ni avec frères ni avec soeurs.

Je dormais, je me rappelle, profondément et une gêne me tira de mon sommeil, comme lorsqu’on s’entortille dans les draps ou que l’on perd son coussin, on se réveille quelques instants, on corrige la situation et sans même en avoir conscience on se rendort…

Cette nuit, cela ne s’est pas passé exactement comme cela.

Je me souviens… Dans mon sommeil je sens un poids sur mes jambes, c’est très gênant et cela me réveille. Je suis allongé sur le dos, j’ouvre les yeux et je vois une forme au pied de mon lit.

Je m’en souviens encore très bien plusieurs décennies après alors que j’écris ces lignes, et je me remémore parfaitement la peur très forte que j’avais alors éprouvée.

J’étais enfant et je ne comprenais pas ce qu’il se passait mais je ressentais que c’était quelque chose qui n’était pas « normal »

Dans l’obscurité de ma chambre je voyais se détacher en face de moi une forme haute et grande. Elle était au pied de mon lit, comme une silhouette humaine encapuchonnée. Je la voyais comme une tâche noire, plus sombre que la nuit. J’ai eu la certitude que c’était elle qui m’avait touché et réveillé. Je la regardais et je la voyais qui m’observait, j’ai eu aussi la certitude qu’elle ne savait pas que je la regardais moi aussi. Et malgré ma peur, j’ai su que je ne devais pas bouger, que je devais garder ma position et faire comme si j’étais endormi.

C’était inextricable et angoissant : je ne devais pas bouger, d’ailleurs l’aurai-je pu, je ne devais/pouvais pas crier pour appeler mes parents qui dormaient dans leur chambre voisine. J’étais là dans la nuit, enfermé dans cette situation dont je ne voyais aucune issue, et ces instants m’ont semblé durer des heures.

La délivrance me fût apportée par ma chatte. Une magnifique chatte blanche angora, qui était pleine d’amour et de sagesse comme je le compris plus tard. Toutes les nuits elle dormait avec moi au pied du lit sur une serviette qui marquait sa place pour éviter qu’elle ne perde ses poils partout. Elle n’était pas là lors de cette apparition, mais j’entendis à un moment ses pas sur le carrelage du sol, le tic tic tic de ses griffes à peine perceptible alors qu’elle avançait et venait dans ma chambre. Son pas, immédiatement me rassura et commença à m’apaiser, je l’écoutai avec soulagement détournant mon regard de la forme un instant, ma chatte s’approcha du pied du lit et y sauta, je sentis son bond léger sur le matelas, lorsque je levais les yeux à nouveau, la forme avait disparu.

Je me suis alors senti bien et en sécurité et je me suis rendormi aussitôt.


Bien plus tard, je compris que tout n’est qu’énergie, que le monde de matière tel que nous le donne en spectacle nos sens et notre mentalisation n’est que l’habit dont se revêt la réalité pour nous permettre d’accéder à une forme de perception. La table, la chaise, les objets qui nous entourent sont faits de matière et la matière elle même est énergie.

Einstein l’avait d’ailleurs bien montré avec son célèbre E=M.C² où E est l’énergie et M est la masse, qualité propre à la matière…

Le corps étant le vaisseau de l’énergie, il permet l’incarnantion et abrite l’esprit, nous évoluons donc dans plusieurs plans. Celui subtil des phénomènes invisibles et celui directement accessible de la matière. Mais en réalité tout ses plans ne font qu’une seule et même réalité, notre esprit nous faisant tenir à l’interfaces des ces milieux.

Si notre inclination nous y pousse, nous pouvons nous ouvrir à cette réalité plus complète et donner une autre lecture au monde qui nous entoure.

Ce dont j’ai été témoin enfant, n’est rien d’autres qu’une manifestation que j’avais rationalisée sous l’aspect d’une forme humaine encapuchonné, mais j’avais bien ressenti des effets physiques d’écrasement… comme quoi tout est lié et s’explique même si les mots manquent pour l’exprimer correctement.

Quelle frayeur que la mienne alors ! Mais je n’étais qu’un enfant, m’aurait-on expliquer tout cela que j’en aurai été moins effrayé ? Je ne sais pas… J’aurai peut-être pensé à prier, allez savoir…

Je repense avec émotion à cette jolie chatte.

Douce était son nom.

Agapé

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